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Droit de la famille

Conditions et déroulement de l'adoption en Turquie

2 min de lecture

L'adoption est l'acte juridique par lequel une personne remplissant les conditions légales établit, par décision de justice, un lien de filiation avec un mineur ou un majeur ; cette procédure est soumise à des conditions de forme et de fond strictes destinées à protéger l'intérêt supérieur de l'enfant.

Les conditions exigées de l'adoptant

En vertu de l'article 305 et suivants du Code civil turc n° 4721, une personne souhaitant adopter seule doit être âgée d'au moins trente ans ; les époux souhaitant adopter conjointement doivent être mariés depuis au moins cinq ans ou avoir tous deux atteint l'âge de trente ans. L'adoptant doit présenter par rapport à l'adopté une différence d'âge suffisante (au moins dix-huit ans de plus) pour pouvoir raisonnablement le protéger.

La période d'essai pour l'adoption d'un mineur

En vertu de l'article 316 du Code civil turc, avant qu'un mineur puisse être adopté, une relation de soins et d'éducation (période d'essai) d'au moins un an doit avoir existé entre l'adoptant et l'enfant. Pendant cette période, la Direction provinciale de la famille et des services sociaux surveille l'adaptation de l'enfant à la famille adoptive envisagée.

La condition du consentement

L'adoption requiert le consentement du représentant légal du mineur et, lorsque celui-ci dispose de la capacité de discernement, son propre consentement ; une personne mariée doit également obtenir le consentement de son conjoint pour adopter. Une adoption réalisée sans ce consentement est invalide.

L'introduction de l'action en adoption

Une fois la période d'essai achevée et les rapports requis établis, une action en adoption est introduite devant le tribunal de la famille ; si le tribunal constate que toutes les conditions sont réunies et que l'acte sert l'intérêt du mineur, il prononce l'adoption.

Les conséquences juridiques de l'adoption

Une fois la décision d'adoption devenue définitive, l'adopté devient héritier de l'adoptant et prend son nom de famille ; toutefois, les droits successoraux de l'adopté à l'égard de sa famille d'origine sont en principe également maintenus. Le lien de filiation établi entre l'adopté et l'adoptant n'éteint pas le lien avec la famille biologique de l'adopté.

Recommandations pratiques

Lors du dépôt de votre demande d'adoption auprès de la Direction provinciale de la famille et des services sociaux, préparez intégralement tous les documents requis (certificat médical, justificatifs de revenus, extrait de casier judiciaire) ; votre coopération avec les experts tout au long de la période d'essai favorise le bon déroulement de la procédure.

Cet article est fourni à titre d'information uniquement et ne constitue pas un avis juridique. Contactez notre équipe pour votre situation particulière.